La réhabilitation des friches industrielles est devenue une priorité dans les stratégies d’aménagement durable. Ces sites et sols pollués, souvent issus d’anciennes installations classées ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement), posent des risques importants pour la santé publique, l’environnement et les projets de construction à venir.
Ces friches, bien que laissées à l’abandon pendant des années, constituent aujourd’hui un levier foncier essentiel pour répondre à la raréfaction des terrains disponibles dans les zones urbanisées, tout en respectant les engagements de réduction de l’artificialisation des sols.
Pourquoi réhabiliter une friche industrielle ?
Ces sites, souvent laissés à l’abandon, sont de véritables mines d’or pour les promoteurs immobiliers. Situés à proximité des centres urbains, des réseaux de transport ou des zones d’activité, ils permettent de réutiliser un sol existant sans empiéter sur des zones agricoles ou naturelles, ce qui en fait un atout clé dans la lutte contre l’étalement urbain.
La pollution des sols – hydrocarbures, solvants chlorés, métaux lourds – ou la contamination des nappes phréatiques compromet la sécurité sanitaire et réglementaire des terrains. L’absence d’un diagnostic de pollution des sols peut entraîner un refus de permis de construire, des surcoûts imprévus, ou une mise en danger des futurs usagers. D’où l’importance d’engager une démarche rigoureuse de réhabilitation dès les premières phases du projet.
Les étapes d’un projet de réhabilitation
1. Etude historique
Afin de déterminer les zones à risque et d’identifier les types de pollution qui pourraient être présents dans les sols, une étude historique est réalisée. Celle-ci permet de remonter dans le temps et de prendre connaissance de toutes les activités qui ont eu lieu sur le site, grâce à l’analyse de documents d’archives, de cartes anciennes, et d’entretiens. Cela permet de cibler les zones à investiguer.
2. Diagnostic pollution des sols et études de sol
Cette phase inclut des études de sol afin de déterminer le niveau de pollution présent dans les sols et la nappe. Des prélèvements, forages, carottages sont effectués pour identifier les types de pollution (hydrocarbures, HAP, PCB, métaux…). Une analyse des risques est aussi réalisée pour vérifier si l’utilisation du sol est envisageable dans le cadre du projet futur (logements, école, activité tertiaire…).

3. Diagnostic déchet
Souvent préalables à la démolition, ces opérations sont encadrées par la réglementation ICPE et exigent une rigueur maximale. La gestion des déchets et la traçabilité des terres excavées contaminées sont des étapes clés. C’est ce que l’on appelle un diagnostic PEMD (Produits, Équipements, Matériaux, Déchets), devenu obligatoire pour tous les bâtiments soumis à une démolition, afin de favoriser le tri à la source et le réemploi.
4. Dépollution des sols, des eaux polluées et démantèlement d’installation polluante
Selon le type de polluants et le niveau de contamination des sols, différentes solutions sont mobilisées : excavation des terres polluées, traitement in situ (bioremédiation, venting, oxydation chimique) ou confinement des zones les plus contaminées. Les nappes phréatiques polluées peuvent être traitées par pompage-écrémage ou barrières hydrauliques. En parallèle, le démantèlement des installations polluantes (anciennes cuves, transformateurs, réseaux enterrés…) est effectué dans le respect des normes environnementales.
5. Travaux de réhabilitation et suivi post-intervention
Un plan de gestion environnementale est mis en place pour assurer la compatibilité du site avec son changement d’usage. Une attestation ATTES-SECUR peut être délivrée pour certifier la sécurité du site après travaux. Un rapport de fin de travaux (ATTES-TRAVAUX) est ensuite transmis à la DREAL ou à la préfecture pour clôturer officiellement l’intervention. Un suivi environnemental (piézomètres, analyses de sol périodiques…) peut également être mis en œuvre.
Un bureau d’étude en environnement certifié pourra vous accompagner dans l’obtention de ces attestations et garantir la conformité réglementaire de votre projet de réhabilitation.
Quels bénéfices pour les porteurs de projet ?
- Réduction des coûts de traitement par anticipation des risques
- Conformité avec les normes ICPE et les obligations légales
- Valorisation foncière d’un site pollué ou délaissé
- Contribution aux objectifs de zéro artificialisation nette
- Réduction de l’empreinte carbone grâce à la circularité (réemploi, tri des matériaux, etc.)
- Un accompagnement sur-mesure
Notre bureau d’étude en environnement assure la maîtrise d’œuvre, le suivi des travaux, la coordination des diagnostics (pollution des sols, PEMD) et l’interface avec les autorités compétentes.
Nous vous accompagnons dans la gestion des déchets de chantier, l’obtention du permis de démolir, la réhabilitation des sols pollués, et la remise en état des friches industrielles dans le respect du code de l’environnement.


